Lundi 30 octobre 2006 1 30 10 2006 11:16

Ca y est. Après six mois de vacances, me revoilà sur les bancs des salles de cours (ben oui, j’ai aucun cours en amphi), frais comme le congélateur pour aborder cette nouvelle année universitaire, ma première !

Et je dois dire que je suis plutôt content de ma première semaine, à quelques menus détails près, comme par exemple la formalité ultime qui ressemble au parcours de Thésée dans le labyrinthe contre le Minotaure : the inscription.

 

The Inscription est un processus compliqué, très compliqué, qui obéit à la règle du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » et aussi à une autre règle bien connue des administrations : « pourquoi que je te dirais pas des conneries histoire que tu galères jusqu’au bout »

L’histoire de mon inscription a commencé sous d’autres cieux que ceux ensoleillés de cette semaine. Elle a commencé fin septembre, quand je me suis pointé comme une fleur à la fac, croyant qu’une heure plus tard, la formalité serait accomplie et que je pourrais déjà calculer quel emploi du temps me permettrait d’avoir un week-end le plus long possible.

J’ai donc déboulé à l’accueil de l’UFR d’Histoire, armé de tous les papiers que j’ai pu trouver,  lorsque l’intérimaire, incapable de me renseigner,  m’a envoyé demander des renseignements au bureau des transferts de dossier, qui m’a dit que je devais imprimer une fiche de départ de la fac de Montpellier, la remplir, la faire signer à Toulouse, la faire signer à Montpellier, et la ramener à Toulouse, tout ça dans le but que mon dossier puisse être envoyé à Toulouse (car il est aussi impossible d’amener soi-même son dossier de fac en fac, c’est confidentiel voyez-vous, ça ne concerne même pas son propriétaire)

Enfin bref, voilà que je cours dans un cybercafé (1,5 euros la demi-heure, ça fait cher la feuille), que j’imprime les feuilles de départs, que je les remplisse, et que je rentre chez moi, dégoûté de n’avoir rien pu faire de ma journée car le bureau des transferts était fermé l’après-midi.

   

Le lendemain, un peu dépité, je me rends à nouveau à la fac et réussis à faire signer les feuilles de départ, que je m’empresse d’envoyer à Monpellier.

A partir de là, soulagement : je crois que je vais pouvoir enfin m’inscrire et choisir mes cours.

Erreur fatale ! Après avoir fait la queue pendant 20 minutes au bureau des inscriptions, voilà que l’étudiant qui me donne ma fiche d’inscription m’informe que comme mon dossier n’est pas arrivé (normal, je venais de poster la fiche de départ), je ne peux pas m’inscrire, et il me prend un rendez-vous pour le 30 octobre (on était fin septembre), que j’avance après négociations au 24, en me disant que la fac de Montpel serait vraiment composée de gros glands si mon dossier, qui ne nécessitait qu’un tampon, mettait plus de 3 semaines pour faire 150 kilomètres.

 

Mardi 24 octobre, jour de mon rendez-vous, je me pointe au bureau des inscriptions, et là, surprise : je découvre qu’il y a plein de monde qui passe à la même heure que moi, que beaucoup d’entre eux n’ont même pas de rendez-vous, et qu’en fait j’aurais pu venir m’inscrire bien avant puisqu’on peut visiblement s’inscrire sans rendez-vous. Mais je me console en me disant que de toutes façons, il m’aurait fallu mon dossier, je n’aurais pu donc m’inscrire avant.

Donc je m’inscris, tout se passe bien (sauf un aller-retour chez moi car j’avais oublié ma feuille des bourses, bon là j’avoue c’est de ma faute J )

Je vais ensuite au bureau de l’administration déposer le quitus de la fac de Montpellier (attestation comme quoi je ne dois rien à la Bibliothèque Universitaire), et là, par curiosité, je demande quand mon dossier est arrivé : la bonne femme vérifie, et me sort qu’il est pas encore là !

Pourtant, je venais de m’inscrire sans aucun problème 10 minutes avant !

Imaginez ma gueule :

1 : ça fait 3 semaines que la fac de Montpel est au courant qu’elle doit envoyer mon dossier et elle n’a pas été foutue de le renvoyer tamponné avant le jour de mon inscription.

2 : le gars qui m’avait pris rendez-vous m’a dit un gros tissu de conneries puisque d’abord le rendez-vous était inutile pour s’inscrire, et surtout JE N’AVAIS PAS BESOIN QUE MON PUTAIN DE DOSSIER SOIT ARRIVE POUR M’INSCRIRE ET CHOSIR MES COURS !

 

Conséquences : j’ai perdu un mois, et quelques options qui m’intéressaient étaient déjà fermées lorsque je me suis inscrit.

 

J’vous jure, ces fonctionnaires…

 

 

Sinon, je suis, comme je le disais au début de l’article, assez content de ma première semaine.

Point positif : la connerie des gens qui m’ont donné de fausses infos qui ont retardé mon inscription ne m’a pas pénalisé, puisqu’il restait quelques options qui me plaisaient.

Voici mon programme :

-         Histoire géopolitique de l’Europe (sur toute l’année)

-         Histoire antique du Proche-Orient (1er semestre)

-         Géographie de l’Inde (1er semestre)

-         Histoire du Judaïsme (1er semestre)

-         Le monde rural médiéval en Europe (2ème semestre)

-         Cartographie (2ème semestre)

 

Mon programme me plaît pas mal : je voulais absolument Géopolitique de l’Europe et heureusement je l’ai : c’est de loin le cours le plus passionnant, les profs qui s’en occupent ont l’air sympas et pédagogiques, et les sujets abordés sont vraiment intéressants (c'est de l'histoire moderne et contemporaine quoi, c'est pas vraiment surprenant :) )

 

L’histoire du judaïsme est aussi très intéressante, deux femmes s’occupent de cette matière, j’aime pas trop la première qui a l’air de péter plus haut que son cul, mais la seconde, outre le fait qu’elle se prend pour un mannequin de L’Oréal (elle rejette ses cheveux derrière ses épaules d’un mouvement de la main, manque plus que le « parce que je le vaux bien »), nous a fait un premier cours top et passionné.

 

J’ai été agréablement surpris par la Géographie de l’Inde, que j’ai pris par dépit car je voulais prendre une UE de Géographie. Finalement, c’est plus de l’histoire que de la géo : on ne fait pas de géo physique mais seulement de la géo humaine (économie, sociologie, géopolitique, religion…) et le premier cours était intégralement historique : cool.

 

Par contre, la déception vient de l’Histoire antique du Proche-Orient : je crois que je n’ai jamais eu un cours aussi soporifique : c’était atrocement chiant. La prof débitait des informations complètement inintéressantes sur l’origine des langues du Proche-Orient et sur pleins d’autres trucs qui se sont passés au x ième siècle avant Jésus-Christ : horrible. Heureusement, les dieux ont entendu mon appel : le cours de la semaine prochaine saute pour cause de 1er novembre (merci la Toussaint !!!), et le suivant saute également car la prof fait une conférence dans une autre fac ! Du coup, je retrouverai les aventures passionnantes de l’Antiquité le 15 novembre ! Alléluia !!! 

En ce qui concerne les UE du second semestre, j’aurai toujours Géopolitique de l’Europe et ça risque d’être le seul cours que je vais aimer : le monde rural médiéval m’a été imposé car c’était le seul cours qui restait en histoire médiévale, et la cartographie était le choix par défaut dicté par le fait que les autres choix de la liste de géographie donnaient tous envie de se jeter par la fenêtre. On verra bien…

Cerise sur le gâteau : sans le vouloir, je me suis constitué un emploi du temps de rêve : j’ai cours du mardi après-midi au jeudi après-midi, ce qui me laisse un week-end de 4 jours et demi !

Par Sylvain - Publié dans : Vie à Toulouse
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